L’histoire de Youssouf : B3-2

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux, et que les bénédictions et la paix d'Allah soient sur le plus noble des messagers, notre prophète Mohammed. Louange à Allah, nous recourons à Lui et nous Lui demandons de nous guider, nous pardonner, et nous préserver de nos mauvaises actions. Celui à qui Allah montre le bon chemin est guidé et celui qui s'égare n'a ni maître ni conseiller.

Vous n'avez pas d'excuses jeunesse! Attention, ne vous trompez pas en disant "ce sont les circonstances". Écoutez les circonstances que je vais vous raconter:

Tu sens que le Coran ne te laisse aucune issue. Pour que tu ne dises pas "qu'est-ce que je dois faire? En vérité, je ne sais pas quand j'aurai un logement." Il était un esclave qui ne savait pas s'il allait pouvoir se marier un jour. Récapitulons :

1.                       Jeune

2.                       Célibataire. Attention, célibataire à 30 ans. Pour que tu ne dises pas " il est encore tôt pour me marier."

3.                       Etranger. C'est-à-dire qu'aucun membre de sa famille, duquel il aurait eu honte, ne le verrait.

4.                       "Personne ne nous verra", les gens voyagent hors de leur pays dans le dessein de commettre, avec plus d'audace à commettre le péché.

5.                       Fort, ayant atteint sa maturité. Il n'était pas maigre, de corps faible ou ne pouvant pas approcher les femmes. Fort! Quoi encore?

6.                       Esclave, et on tolère tout d'un esclave. Sa pénalité est même moindre que celle d'un homme libre et donc on ne le blâme pas trop. Tu vois combien de choses encourageantes : jeune, non marié, étranger, de constitution physique forte et esclave de surcroît.

7.                       Seul, sans aucune compagnie.

"En vérité, j'aurais résisté si j'avais de bons amis. Je n'ai pas d'amis pour me secourir."

Et lui? Il n'avait personne. Il était dans un pays où il était le seul à adorer Allah.

Ainsi était-il et ainsi était sa situation. Tout ce qu'on a raconté jusque là le concerne.

Ecoute maintenant ce qui la concerne elle : qui était-elle ?

1.       Elle était belle. Pourquoi? Parce qu'Al-Azize n'aurait pas épousé une femme dénuée de beauté. Elle était donc belle.

2.       Elle avait un pouvoir et une position. C'est-à-dire qu'elle vivait luxueusement.

Alors, elle était belle. Elle avait une position et n'avait ni honte ni crainte. Elle n'était pas timide. Des fois, la timidité bloque un péché qui est sur le point d'être commis. Elle, n'était pas de ce genre : –ce qui peut être traduit comme : « Or celle [Zulikha] qui l’avait reçu dans sa maison essaya de le séduire » (TSC[i], ‘Youssouf’ (Joseph) : 23). Sais-tu ce que signifie le mot "séduire" ? Le mot arabe utilisé dans ce verset est tiré du mot arabe équivalent de "doucement", une à une, pas à pas. Vous pensez qu'elle était venue subitement lui dire ceci? Non, il vivait chez elle depuis vingt-huit ans, mes frères! Cela veut dire que l'affaire se préparait tout doucement. Alors! Qui était donc le prophète Joseph?!   

Pourquoi es-tu si faible? Tu as été le premier à courir vers le péché dès que tu as su que tu pouvais le faire. Et c'est toi qui as péché! Où est donc ta résistance?

Elle l'a séduit petit à petit, tout doucement. Elle l'a séduit, veut dire qu'elle a commencé par user de l'attention, la sympathie puis l'entente. Elle se rapprochait de lui petit à petit. "Essaya de le séduire", elle était donc une femme douce, intelligente. Elle avait les moyens de séduction et savait comment attirer un homme.

« Or celle [Zulikha] qui l’avait reçu dans sa maison », il y a là un autre problème. Pourquoi, parfois, le péché n'a-t-il pas lieu? Ils n'arrivent pas à trouver un endroit, pour se voir, sauf dans la rue où ils ne peuvent rien faire. Quant à lui, il était chez elle. Ecoute ce que te dit le verset –ce qui peut être traduit comme : « Or celle [Zulikha] qui l’avait reçu dans sa maison essaya de le séduire » (TSC, ‘Youssouf’:23). Pourquoi Allah nous révèle-t-Il cette phrase? C'est pour te dire qu'il pouvait le faire à tout moment.

Etes-vous encore faibles mes frères? Et dès que le péché se présente, vous courez  après?

Et puis –ce qui peut être traduit comme : « Et elle ferma bien les portes » (TSC, ‘Youssouf’ :23). Ce n'était pas une seule porte, mes frères. C'est comme si le verset nous indiquait qu'il était en totale sécurité et que personne ne pouvait le voir. Et quoi encore? "Ferma bien les portes" sous-entend des serrures et des clés et que personne ne pouvait accéder : il était à l’abri du scandale. La peur du scandale peut arrêter nombre de jeunes.

Là toutes les voies menant au péché étaient disponibles. "Et elle ferma bien les portes" Elle associa l’incitation à la terreur : une fois elle dit –ce qui peut être traduit comme : «Viens, (je suis prête pour toi!)»"(TSC, ‘Youssouf’ : 23), et une autre fois, elle dit–ce qui peut être traduit comme : « s’il ne fait pas ce que je lui commande, il sera très certainement emprisonné et sera certes parmi les humiliés. » (TSC, ‘Youssouf’ :  32).

Qu'aurais-tu dit toi? "Mais qu'est ce que je pouvais faire? Elle allait m'emprisonner. J'étais forcé."

Et après tout cela, elle lui dit : «Viens, (je suis prête pour toi!)». C'est-à-dire je me suis faite très belle pour toi. J'ai mis mes plus beaux bijoux et mes meilleurs atours, ce qui ne peut qu’aider à cela. C'est quoi ça! As-tu écouté ce qui a précédé? Alors tu te reconnais? « Il dit : “Qu’Allah me protège! ” » (TSC, Youssouf  : 23) ; tu sens après n'avoir entendu que du gâchis, bassesse, péché, turpitude et passion, puis subitement, tu sens quoi? "Qu’Allah me protège!", que Dieu me protège de lui désobéir. Ah! Quelle douce religion!

Les scénaristes qui écrivent des histoires "réalistes" prétextent qu'on doit montrer de telles scènes dans les films parce qu'elles racontent la réalité de la société. Et ici le Coran raconte des faits réels mais les gens qui suivent ressentent-ils de l'excitation, ou au contraire plutôt de la répulsion vis-à-vis de ces vilenies? S'il vous plaît, exposez la réalité comme l'a exposée le Coran. Exposez la réalité pour guider les jeunes et non pour les égarer. Regardez la douceur du Coran. Une histoire réelle, et il te raconte une situation délicate et personne ne s'est senti excité. Au contraire, en entendant “qu'Allah me protège”, ton âme s'élève et tu te sens plus mûr.

«Il dit : “Qu’Allah me protège!” ». Laissez-moi vous dire deux mots. Mes frères, rien ne met Allah en colère plus que la fornication et ses préliminaires. Le Prophète (BP sur lui) dit : "Durant la nuit, j'ai reçu deux anges. Ils dirent: "Ô Mohammed, accompagne nous." Je les accompagnai et je me retrouvai dans athanor (un énorme four) d'où fusaient des cris. Je demandai alors ce que c'était et on me dit : "Regarde". En regardant j'ai vu des hommes et des femmes suspendus dans l'athanor) nus et le feu leur venait par-dessous (la punition est du même genre que l'action). J'ai dit: "Qui sont-ils" et on me répondit: "Ce sont les fornicateurs et les fornicatrices torturés ainsi jusqu'au jour de la résurrection." (Le hadith est tiré d'Al-Boukhari)

Ce n'est pas encore le supplice du jour de la résurrection. Est-ce qu'après cela, quelqu'un serait tenté par cette calamité? Est-ce que quelqu'un pourrait l'approcher?

Imagine ce que Allah (Exalté soit-Il) dit : ce qui peut être traduit comme : « Et n’approchez point la fornication. En vérité, c’est une turpitude et quel mauvais chemin! » (TSC, Al-'Isrâ’ (Le Voyage nocturne: 32). Tu finiras par mourir certainement pauvre. Que veut dire "et quel mauvais chemin" ? Tu finiras forcément ou pauvre ou couvert de scandales. Pauvreté et scandale ont été réservés par Allah aux fornicateurs; et s'ils meurent en pratiquant cet acte, ils seront envoyés le jour de la résurrection dans cet état. Est-ce que tu peux garantir que tu ne mourras pas? Imagine-toi le jour de la résurrection dans cette image. Quelle honte et quelle humiliation!

Résistez à l'indécence et à ses préliminaires. Une délégation d'une des tribus est venue voir le Prophète (BP sur lui) pour proclamer leur islam. Cette dernière était constituée de croyants sincères, sauf un jeune homme qui était venu avec eux sans comprendre vraiment où il allait. En entrant à Médine, il rencontra une servante qu'il tira par ses vêtements. Au deuxième jour, ils se présentèrent devant le Prophète. Ils avaient proclamé leur islam un à un et à chaque fois le Prophète leur souriait car il était réjoui par leur conversion. Puis vint le tour du jeune homme. Il tendit la main au Prophète qui la tint et lui dit : "Ne serais-tu pas celui qui a tiré les vêtements de la servante?" Il répondit oui. Le Prophète lui dit alors : "Je jure par Allah que je ne reconnaîtrai jamais ta foi.”

Mes frères, craignez que le Prophète ne veuille vous saluer le jour de la résurrection. Le Prophète l'a secouru tant qu'il était encore en vie; mais toi, il ne te secourra pas.

Il lui dit : " Je jure par Allah que je ne reconnaîtrai jamais ta foi." et il entra chez lui. Le jeune courut vers lui: "Ô prophète, agréez mon islam. Je vous promets que je ne le referai plus." Le Prophète se retourna et lui dit : "Tu ne le referas plus?" il répondit oui. Alors le Prophète lui dit: " Tends ta main, je reconnais ta foi."

Un homme était parti voir le Prophète car il avait embrassé une femme et le lui avoua et voulait savoir ce qu’il devait faire.

Le Prophète se détourna de lui ; il ne pouvait le regarder. Il venait alors à sa droite en répétant sa question et le Prophète se détourna de l'autre côté.

Que lui diras-tu à sa rencontre? Qu'est-ce que vous direz à Allah? Réveillez-vous! Le nombre de jeunes qui pèchent sans rien savoir de la colère du Prophète. Et qu'en est-il de la colère d'Allah - exalté soit Son nom?

Le Prophète (BP sur lui) dit :  « Le jour de la résurrection, trois types de personnes ne sont ni regardés ni purifiés par Allah et ils subiront un supplice douloureux." Ô Prophète, qui est parmi eux? "Le premier d'entre eux : un vieillard fornicateur. » Ils te demandent pourquoi Allah ne le regardera particulièrement pas et ne le purifiera pas? Car il n'aura pas été un vieillard fornicateur s'il ne l'a pas été depuis son jeune âge. Faites attention mes frères! Celui qui s'habitue à cet acte et à ses préliminaires, ne pourra jamais s'en passer. Il sera marié et père et n'arrivera pas à s'en débarrasser. Il restera vil jusqu'à la fin de ses jours et de la sorte, Allah ne le regardera pas et ne le purifiera pas. Il n'aura pas pitié de lui le jour de la résurrection, et cet être subira un dur supplice. Le jeune qui dit: "j'arrêterai quand je me marierai." Tu n'arrêteras pas, sauf contrit.

C'est le mot que j'adresse aux jeunes. Le Prophète (BP sur lui) dit: "Il est meilleur pour quelqu'un d’être embroché à sa tête avec un éperon, que de toucher une femme qui ne lui est pas permise." Il ne parle pas de serrer les mains, il parle du toucher avec appétence. Que l'on te perce la tête avec une broche de fer est bien plus négligeable que si tu touchais une femme qu'il ne t'est pas permis d’approcher. Plus négligeable dans quel sens ? Plus négligeable que l'Enfer.

C'est mon conseil aux jeunes hommes. Et le propos que j’adresse aux jeunes filles. Comment acceptes-tu que quelqu'un te touche? Une femme était venue voir le Prophète (BP sur lui) car elle faisait des crises lors desquelles elle se découvrait. Elle lui dit : "Ô prophète, je m'évanouis. Priez Allah pour que je ne m'évanouisse plus." Le Prophète lui dit : "Si tu le désires, je prie Allah pour toi, mais si tu endures, tu auras le Paradis." Elle répondit : "Je supporte et j'aurai le Paradis." Puis avant de partir, elle dit: "Mais, ô messager d’Allah, je me découvre, priez pour que je ne me découvre plus."

Le problème de cette femme était qu’elle ne voulait pas se découvrir. C'est-à-dire qu’elle craignait que pendant ses crises son jilbab se soulève un peu.

Mes frères, le jour de la résurrection, tout pécheur portera un étendard dénonçant son péché. Celle qui a trahi ses parents en péchant sans qu'ils le sachent, ou qui a désobéi à Allah et a intimement connu un jeune homme portera le jour de la résurrection un étendard afin qu'elle soit dénoncée devant les gens.

Aicha dit qu'après la mort du Prophète et de Abou Bakr, elle se déshabillait naturellement dans sa chambre car il s’agit bien de son mari et de son père. Mais lorsque Omar mourut et qu'il fut enterré avec eux dans sa chambre, elle n'y entrait qu'en serrant bien ses habits sur elle par timidité en raison de la présence d’Omar (bien qu'il soit sous terre). Comment nos filles en sont devenues capables?

Maryam est devenue l’élue parmi les femmes de l'univers. Allah dit d'elle -ce qui peut être traduit comme : « De même, Marie, la fille d’Imran qui avait préservé sa virginité » (TSC, At-Tahrîm (L’Interdiction):12). Elle l'a mérité quand elle a dit-ce qui peut être traduit comme : « et elle dit: “Malheur à moi! Que je fusse morte avant cet instant! Et que je fusse totalement oubliée!” » (TSC, Maryam (Marie): 23). Mais alors qu'en est-il de celle qui désobéit facilement? Je souhaite que ces mots, adressés aux jeunes les touchent, leur servent de rappel et les dissuadent de commettre des péchés.

Mais avant de terminer le verset : qu'est-ce qui a fait que la femme d’Al Azize arrive à ce point? Elle n'avait rien à faire, elle était désoeuvrée… De plus, il était tout le temps devant elle et il n'a pas fait attention. Son mari aussi ne s'était pas rendu compte et le Prophète Joseph ne pouvait rien faire car il n'était qu'un serviteur.

Donc, il était devant elle et elle n'avait rien à faire. Un troisième événement s’était produit : de l'oisiveté et des rencontres continuelles étaient nés un amour et une admiration qui avaient grandis avec les années. Elle constatait la force et la jeunesse de Joseph, ce qui transforma cet amour en un désir. Et puis je me suis mis à réfléchir sur les raisons qui poussaient les jeunes filles et jeunes hommes à se fréquenter. Et j'ai trouvé trois réponses.

Si l'on réalisait un sondage en demandant à tous ceux qui ont des relations amoureuses en Egypte, pourquoi ils ont ces fréquentations, leur réponse sera l'une des trois suivantes : pour s'amuser, en contrecoup à l'oisiveté, ou parce qu'ils veulent vivre une histoire d'amour ou ils veulent pécher. J'ai donc rassemblé ces trois possibilités, et je me suis demandé laquelle venait en premier, et j'ai trouvé que c'est l'oisiveté. C'est la cause de ce genre de relations entre filles et garçons. Bien, mais quel danger présente cette fréquentation? Il y a un site Internet que j'ai visité il y a deux jours, portant sur les trahisons maritales, des histoires d'infidélité etc. C'est un site pour femmes, visité par un nombre assez important d'internautes. Ils ont découvert que la majorité de ces histoires racontent que le début était le désoeuvrement et les rencontres faciles.

Mes frères, le désoeuvrement est-il logique? Tu restes la nuit entière à parler à une fille, et tu me dis que tu ne fais rien de mal." Est-ce qu'il y a un plus grand péché que de gaspiller sa vie? Fais quelque chose d'utile dans ta vie!

Ou peut-être, tu me diras que l'histoire va s'arrêter là ? Ça se développera certainement. Visitez des sites comme celui que j’ai visité et vous verrez que cela doit évoluer. C’est ce que Allah, le Tout-Puissant, dit- ce qui peut être traduit comme : « On a enjolivé aux gens l’amour des choses qu’ils désirent: femmes, enfants, trésors thésaurisés d’or et d’argent, chevaux marqués, bétail et champs » (TSC, 'Âl-`Imrân (La famille d’Imran):14). C'est plus fort que toi. N'es-tu donc pas un homme ? Alors ça va obligatoirement se développer.

Je vais terminer par un conseil que j’adresse aux jeunes filles. Allah - exalté soit Son nom- dit- ce qui peut être traduit comme : « (épousez-les) étant vertueuses et non pas livrées à la débauche ni ayant des amants clandestins » (TSC, An-Nisâ' (Les Femmes): 25). Attention, il ne faut pas avoir de petit ami, Allah sait tout sur toi. Ne dis pas "on parle naturellement", ça ne marche pas. Les choses évolueront et même si elles n'évoluent pas, ce sera du temps perdu et il t'est interdit de gaspiller ton temps.

Donc, je termine par un conseil aux filles : si tu fréquentes quelqu'un, même si tu ne fais rien d'interdit, quand tu seras en voiture avec lui, regarde-le et dis-lui brusquement : "ta sœur est devant nous dans cette voiture." Il fera une de deux choses : soit qu'il se déchaînera et il sautera de la voiture pour courir derrière sa sœur. Tu sauras alors ce que tu es à ses yeux : non respectable! Soit il te dira: "oh! Ce n'est rien, ce n'est pas grave." Et dans les deux cas ça va mal. Est-ce qu'il y a un troisième cas?

Ou bien essaye autre chose. En lui parlant au téléphone vers deux heures du matin, dis-lui que ton frère parle à sa sœur sur la deuxième ligne. Une de deux choses se passe : soit qu'il te demandera de couper et qu'il te rappellera dans deux minutes. Tu entendras plus tard le son des pleurs de sa sœur car il l'aura frappée; soit qu'il te dira que c'est normal et qu'il n y a pas de problèmes.

Alors, je pose la question aux filles : est-ce qu'il fera autre chose que ces deux? Fréquente-le s'il fait autre chose. Si le fait de te considérer ainsi te laisse indifférente et que sa sœur accepte cela, alors c'est un autre sujet. C'était donc mon conseil aux filles.

Un conseil aux jeunes hommes : l’Islam a besoin de toi. Il t'est interdit de gaspiller ton temps. Il y a plus important à faire que de perdre son temps.

Une dernière chose, mes frères. Pourquoi le prophète Joseph n'a-t-il pas essayé de la convertir? Je parle de cela car les jeunes, après avoir assisté à des cours et autres, ont commencé à avoir honte du fait qu'ils fréquentaient des filles poussés par le désoeuvrement; alors il rétorque : "nous parlons de religion. Je lui montre le droit chemin. Je ne fais que lui parler de religion. Est-ce que tu imagines, elle est devenue parfaite!"

D'accord, mais pourquoi le prophète Joseph n'a-t-il pas essayé de la convertir? Parce que ça ne peut pas se faire du fait que c'est une relation de désir et d'amour. Omettons le désir et disons une relation d'amour, de passion innée dans laquelle cette question d'orientation vers le droit chemin ou de conversion doit être prise en charge par une personne autre que toi. Trouve une autre excuse!

Ainsi j'ai terminé. Nous continuerons la prochaine fois à partir de - ce qui peut être traduit comme : « Et, elle le désira. Et il l’aurait désirée n’eût été ce qu’il vit comme preuve évidente de son Seigneur. » (TSC, Youssouf (Joseph) : 24). "Et il l’aurait désirée" qui soulève des interrogations. Comment cela s’est-il passé ?… c'est ce que nous verrons la prochaine fois.



[i] TSC : Traduction des Sens du Coran. Cette traduction est celle du sens courant le plus connu jusqu'à présent de la sourate sus mentionnée. Lire la TSC ne remplace nullement sa lecture en arabe, la langue de révélation du Noble Coran.